L’ICW de Beaufort à Norfolk

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29 Juin

En route pour l’ICW.

Après le fleuve Gambie cela va être notre plus longue « navigation » au moteur.

Première journée 9h de moteur … et beaucoup d’appréhension. Nous essayons de nous maintenir à droite du chenal. Les autre bateaux coupent souvent au plus court et nous croisent sans respecter les règles. Nous allons nous y faire.

Premier mouillage Goose Creek.

30 juin

Moins de moteur, 6h … et un super coucher de soleil.

Les courants dans cette partie ne sont pas trop importants.

 

01 Juillet

Lever tôt ce matin. Petit déjeuner en navigant.

Le canal est très large et rectiligne. Peu de changement de direction, nous sommes sous pilote automatique.

Un court instant je ne regarde plus le canal, j’essaye de fixer un bout qui c’est détaché du taud.

Bang !!! Nous heurtons à 5N un objet. Un arbre, un souche ? Toujours est-il qu’elle est sous l’eau juste ( moins de 50cm) à l’extérieur de la ligne imaginaire qui relie les deux bouées marquant la limite des eaux saines du canal.

L’eau commence à jaillir dans le cockpit. Je me rue à l’intérieur pour évaluer les dégâts. Je soulève frénétiquement les planchers et regarde dans les coffres. RIEN, pas une goutte d’eau. A ce moment Janice restée dans le cockpit réalise que c’est sa bouteille d’eau qui s’est vidée. Nous nous regardons comme deux idiots … avant de rigoler.

Tranquila est complétement bloqué.

Il faut nous sortir de là. Moteur au ralenti, aucun résultat. Le safran est coincé dans la boue, la vase, nous espérons pas dans des branches ou autres objets.

Mise à l’eau de l’annexe. Je récupère l’ancre de secours (fortress) et les 40m de bout lesté. Je mouille le tout dans le milieu de canal, revient et tire sur le bout avec le winch. Lentement le bateau tourne et le safran se libère, puis les quilles. Il nous faut maintenant récupérer l’ancre.

Le safran n’a pas l’air d’avoir souffert, pour les quilles il faudra attendre une eau plus claire pour aller vérifier pour le moment il n’y a pas une goutte d’eau à leur niveau. Une inspection du safran sous le pont révèle qu’une des bagues qui le soutient a explosée. j’effectue une réparation de fortune, nous acheterons la pièce lors de notre voyage en France.

Pour nous récompenser lors de notre arrivée dans l’Alligator river, nous avons croisé cet objet qui s’est relevé être un animal que nous attendions pas dans cet environnement.

 

 

 

Un ours noir.

Nous avons ralenti pour le laisser passer devant notre étrave et récupéré la caméra.

Rencontre étrange la rivière à cet endroit est extrêmement large. 

Une recherche sur internet nous apprendra que la population est importante dans cette région.

Et toujours pas d’alligator.

Nous mouillons prés du swing Bridge que nous passerons demain matin.

Au réveil surprise surprise …

Des centaines de « moucherons » partout sur le taud, l’annexe, le lazy-bag …

Nous passerons une heure à les aspirer (content d’avoir un aspirateur), à les couvrir d’eau quand ils se réfugient à l’ombre car ils détestent le soleil.

Quel plaisir, mais le temps est magnifique.

Les photos ont été prise le lendemain …

 

 

 

02 juillet

Ce matin la brume est au rendez-vous.

Et les « moucherons » sont toujours là.

 

Vers 11H00 le bruit ambiant change. Le Ron-ron du moteur me semble différent. Je vérifie que l’eau de refroidissement s’écoule bien par l’échappement, ce que je fais à chaque démarrage, rien pas une goutte.

Je jette rapidement l’ancre de secours par l’arrière et stoppe le moteur. Le courant à cette heure est très fort. Nous glissons légérement hors du chenal mais il y a à cet endroit beaucoup d’eau.

Je démonte la pompe à eau. L’impeller est en bon état, je le change par acquis de conscience.

Redémarrage, pas d’eau …

Démontage du tube d’aspiration qui amène l’eau au filtre d’eau de mer. Il est clair et la vanne laisse bien passée l’eau de mer.

Redémarrage, pas d’eau …

Je commence à soupçonné une prise d’air. j’ouvre le filtre d’eau de mer., qui est propre puis rempli d’eau jusqu’à saturation.

Redémarrage, l’eau coule de l’échappement puis pas d’eau …

Je renouvelle l’opération pour découvrir la fuite ou prise d’air. A mon grand étonnement cela vient de dessous le filtre d’eau de mer. Le tuyau d’arrivée d’eau n’a pas l’air en bonne forme. Démontage tuyau, je le coupe de la partie légèrement fendue. Remontage.

Redémarrage, pas d’eau …

Janice à contacter une société de remorquage « Towboat US ». Plus de 500$, auquel se rajoutera la marina où il va nous amener … et le mécano le lendemain. Hors budget.

Il me faut impérativement trouver d’où vient cette panne et réparé…

Re-démontage. Cela ne vient pas du tuyau. Miroir, lampe torche, c’est l’embout du filtre d’eau de mer qui est fendu. Bonne nouvelle. Une solution est envisageable, d’abord le démonter.

Plus d’une heure de travail entre le moteur chaud et dans peu d’espace. Je suis trempé de sueur. J’ai la bonne clef mais l’endroit est inaccessible. Entretemps Janice stop un bateau à moteur qui nous propose de nous prêter une clef à cliquet, malheureusement elle s’avérera trop grosse pour se glisser entre le filtre d’eau de mer et le boulon.

Pour réparer l’embout j’introduis un petit cylindre provenant d’un entonnoir, une idée de Janice.

Je remonte tout et cela fonctionne plus de prise d’air, l’eau coule à flot.  Mais l’entonnoir est foutu.

Nous remontons l’ancre principale, l’autre la Fortress nous résiste et c’est au winch qu’elle cède. Elle était bien, confortablement installée dans la vase.

Il est temps de trouver un lieu où ancrer et se REPOSER.

 

 

03 Juillet

Notre première écluse.

Pas de quoi panique. Très large et que des voiliers et des bateaux à moteur.

Le préposé saisi nos amarres et nous annonce avec un gros sourire : « Be careful the level  go down 1ft « . 30cm même pas nécessaire de reprendre les amarres.

Puis les derniers ponts avant Norfolk où nous attendrons 1/2h le passage du train, plus de 50 wagonds et la relève simultanée du pont ferroviaire et du routier.