Colombie

Colombie

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13/12/2016

Ce matin nous quittons Curaçao pour 450M afin d'atteindre Puerto Velero en Colombie.

Un obstacle, mais de taille, le Cap Gallinas à la pointe de la péninsule de la Guarija, l'un des plus durs au monde. Classé cinquième, le cap Horn des caraïbes !

Peu de fonds et nous sommes à la mi-décembre l'alizé commence à souffler sérieusement. Vent et creux au programme.

Nous attendrons quelques jours pour bénéficier d'une bonne d'une fenêtre météo : 15 à 20N de vent et des creux de 2m avec une période de 7s. Prévisions ... souvent optimistes dans cette région d'après les guides.

A l'aplomb de Willemstad 3 Cruise-liner !!!

Les premières 24h tranquilles nous suivons la côte de Curaçao pas trop de vagues, ni de vent.

 

14/12/2016 – 16/12/2016

Les jours et les nuits se suivent tranquillement.

Des dauphins viennent nous faire la fête en fin de soirée. Trop sombre pour la vidéo ...

 

 

 

 

 

Jeudi soir nous décidons de nous arrêter dans une des 5 baies avant Santa Marta.

Bien qu'il y ai une superbe pleine lune notre choix se porte sur la dernière baie bien abritée de la houle et dont l'entrée est la plus large. Il est 01h00 quand nous entrons. Sans une certaine appréhension.

Sous l'effet de foehn le vent descend des collines avoisinantes à plus de 30N. 

Les fonds sont de sable dans Enseradea de Bonite aussi dés 20m de chaîne l'ancre accroche. Nous laissons filer les 70m. Je met l'alarme de mouillage sur le GPS et reste 20mn à surveiller notre tenue. Le vent est monté à 34,7N lors du mouillage !

Tranquila est bien ancré, nous passons une nuit tranquille.

Le lendemain repos. Nous pourrons nous baigner le vent s'étant absenté pendant 1/2h.

 

Sortie de la baie.

17/12/2016

Nous levons l'ancre à 05h30 quand la lumière du petit matin pointe son nez et la crainte ancestrale de la nuit s'estompe. Surtout dans un coin perdu avec un vent oscillant entre 25 et 35N.

17/12/2016

Le soleil pointe le bout de son nez.

Le vent aussi.

 

 

 

 

Le capitaine serait-il tendu ?

Non. Concentré...

 

Au niveau de Santa Marta nous croisons un tanker. Il déviera légèrement sa route et modifiera sa vitesse pour passer plus loin sur notre arrière. Il passera à 1/4 de Mile. Avant sa manœuvre il serait passer à moins de 100m, ce qui était un peu risqué par cette mer, surtout pour nous !

Deux photos pour donner une idée des vagues qui cependant ne doivent pas dépasser 3m.

 

Le vent est soutenu nous filons à plus de 8N sous génois seul.

Une pointe à 34N me le fait remplacer par la trinquette puis le vent retombe à 25N, retour du génois. Après Barranquilla nous hisserons la GV haute et le génois pour avec peine atteindre 5N. Nous avions pris l'habitude depuis quelques jours aux vitesses élevées (pour nous) sans tension (visible) sur l'équipage...

Face à Barranquilla nous croisons le Rio Magdalena qui charrie loin en mer alluvions, herbes et malheureusement troncs d'arbres.

Le changement de l'aspect de la mer est radical. Mais le temps que nous nous étonnions, nous nous esclaffions, nous nous sourions béats et qu'enfin nous pensions à saisir l’appareil photo la ligne de démarcation est déjà loin.

Dans ce flux qui sent l'humus, lentement la mer reprends le dessus sans jamais redevenir bleue.

Il nous faudra attendre 3 mois et reprendre notre route vers le sud pour ne plus subir l'effet du Rio Magdalena.

 

 

 

Il 17h30 l'ancre est bien posée au fond.

Maintenant il est temps de visiter la Colombie.